Dojo Bouddhiste
Zen de Lyon

C'est la rentrée !

L'été s'achève, et les activités quotidiennes changent de rythme. Au dojo de Lyon, la pratique a repris, aux horaires usuels.

Pour vous permettre de découvrir zazen, la méditation assise sans objet, nous organisons une

Journée Portes ouvertes
samedi 24 septembre

Deux séances d'initiation sont prévues, à 11h et 15h, mais le dojo est ouvert à partir de 10h30.

N'hésitez pas à nous contacter pour en savoir plus !

Affiche Portes ouvertes 2016

Calendrier

Au dojo de Lyon

Diverses matinées couture, le samedi matin après le zazen : le 1er octobre, puis le 29 octobre et le 26 novembre puis en 2017 le 28 janvier, le 25 mars, le 29 avril et le 24 juin.

Sesshins et journées

  • du 11 au 13 novembre sesshin d'automne à Bernay-en-Champagne (à côté du Mans) dirigée par Philippe Coupey
  • le 29 décembre journée de zazen à Paris, dirigée par Bruno Peslerbes, puis nuit de zazen dans la nuit du 30 au 31 décembre dirigée par Luc Boussard
  • du 12 au 18 février 2017 Sesshin Sans Demeure à Cologne (Allemagne) dirigée par Philippe Coupey
  • le 19 mars 2017 journée de zazen au Dojo Zen de Paris dirigée par Philippe Coupey

« Dans notre monde perturbé, pratiquer zazen signifie revenir à la véritable dimension de l’être humain et retrouver l’équilibre fondamental de notre existence. »

Taisen Deshimaru (1914 – 1982)

Qu’est-ce que le Zen ?

Le Zen s’est développé au sein d’une des plus anciennes traditions de l’humanité, le bouddhisme. L’essence de son message a une signification universelle.

Il s’adresse directement au cœur de l’homme, il est l’expérience vivante et l’élan créateur, à l’origine de toute manifestation.

Le Zen n’est ni un raisonnement ni une théorie. Ce n’est pas une connaissance à saisir par le mental, mais une expérience à la fois objective et subjective. C’est en ce sens qu’il correspond aux aspirations de l’être humain, l’invitant à dépasser les limites de l’approche intellectuelle.

Harmoniser les contraires en remontant à la source, c’est le propre de l’attitude zen : embrasser et dépasser les contradictions, retrouver en soi l’origine d’une vie authentique.

Le Zen consiste essentiellement dans la pratique de zazen, la méditation assise sans objet. Par cette pratique intime, les valeurs qui donnent un sens à la vie humaine s’appuient sur l’expérience du corps et de l’esprit. C’est retrouver ses racines et retrouver la réalité de sa vie.

Philippe Coupey parle du Zen

Philippe Coupey est moine zen, disciple de Maître Deshimaru, et il est le référent du Dojo Bouddhiste de Lyon. Dans cette vidéo, il présente la manière dont il est venu au zen.

Zazen

« Zazen, la pratique la plus simple au monde »

À l’origine

Il y a 2600 ans, en Inde, le Bouddha Shakyamuni a réalisé l’éveil en posture de zazen. L’origine du Zen remonte à cette expérience du Bouddha. Transmis d’Inde en Chine au VIIième siècle par Bodhidharma, il s’y est développé sous le nom de Chan.

Au XIIIième siècle Maître Dogen implante cette pratique au Japon sous le nom de Zen et y fonde le temple de Eihei-ji. De nombreux maîtres se sont succédé, notamment Keizan, Menzan, jusqu’à Kodo Sawaki, célèbre au Japon pour avoir donné un nouvel élan à la pratique de zazen, et qui eut pour disciple Maître Deshimaru.

La posture

« Si quelqu’un demande ce qu’est le vrai Zen, il n’est pas nécessaire que vous ouvriez la bouche pour l’expliquer. Exposez tous les aspects de votre posture de zazen. Alors le vent du printemps soufflera et fera éclore la merveilleuse fleur du prunier. »

Daichi Sokei (1290 – 1366)

Assis sur un zafu (coussin épais), le dos droit, les jambes croisées, les genoux pressant le sol, la main gauche dans la main droite, la posture de zazen dégage une grande énergie : elle est à la fois tonique et paisible. L’esprit est calme et éveillé. La respiration est longue et profonde.

Par cette posture, la conscience de l’aspect impermanent de toute chose apparaît. Hishiryo, l’état d’esprit au-delà de la pensée rationnelle et discursive, dépasse les catégories et jugements et éclaire l’attachement aux désirs, source de souffrance.

Kodo Sawaki en zazen
Maître Kodo Sawaki en posture de Zazen.

Pratiquer Zazen

Il est impossible de voir sa propre posture et il est facile de s’illusionner sur sa propre pratique.

Il est recommandé de ne pas pratiquer seul et de recevoir dans un dojo (lieu de la Voie) les conseils d’un pratiquant ancien.

Maître Taisen Deshimaru

Taisen Deshimaru en zazen
Maître Deshimaru en posture de Zazen

Grâce à sa venue en France en 1967, la pratique et l’enseignement du Zen sont devenus accessibles aux Occidentaux qui n’en avaient jusque là qu’une approche livresque et intellectuelle.

Durant les 15 années qu’il vécut en France, Maître Taisen Deshimaru créa une centaine de Dojos et groupes de zazen répartis sur quatre continents et fonda le premier temple d’Occident, La Gendronnière, ainsi que l’Association Zen Internationale.

Taisen Deshimaru est décédé en 1982, laissant à ses disciples l’essence de son enseignement. Ils transmettent à leur tour la pratique du Zen.

Maître Kodo Sawaki

« Faire zazen calmement dans le dojo, éteindre toute pensée négative, cette joie est au-delà du paradis.

Le monde court après les profits sociaux, les honneurs, les beaux vêtements et le confort ; mais la satisfaction de ces plaisirs passagers n’est pas la vraie paix. Vous courrez et demeurerez insatisfaits jusqu’à la mort !

S’asseoir dans le dojo et pratiquer zazen, se concentrer d’un seul esprit, qu’il s’immobilise parfois ou que d’autres fois il bouge : voir de nos yeux de profonde sagesse intérieure ; pouvoir observer et reconnaître d’un esprit parfaitement tranquille.

Si vous êtes ainsi, votre dimension spirituelle, la plus élevée en ce monde, ne pourra être comparée à aucune autre. »

Kodo Sawaki
Kodo Sawaki
Maître Sawaki (1880 – 1965)

Informations pratiques

Dojo Bouddhiste Zen de Lyon - Plan d'accès
Plan sur Google Maps >>

Le dojo se situe 17, rue Raspail à Villeurbanne.

Il est proche de la station de Métro Gratte-Ciel (ligne A du métro et bus 69 et C26).

04 72 04 51 28

Nous contacter

La pratique est ouverte, sans discrimination, à tous ceux
qui souhaitent sincèrement approfondir leur vie.

Horaires de Zazen

Lundi 19h
Mercredi 7h
Jeudi 19h
Samedi 9h

Accueil une demi-heure avant les horaires.
Prévoir une tenue souple et de couleur sombre.

Spécial débutants Les débutants peuvent se présenter spécialement le jeudi à 18 h 30, pour une initiation à la pratique. Vous pouvez également nous contacter pour convenir d’une autre horaire.

Activités

Outre la méditation assise (zazen) aux horaires indiqués ci-dessus, le dojo organise régulièrement des matinées de pratique, ainsi que des séances de couture du Kesa.

Pour en savoir plus, contactez-nous !

Participation aux frais

À la séance : 7 €
Au mois : 40€

Tarif réduit pour étudiants et chômeurs

Enseignants

Le dojo a été fondé par des pratiquants de longue date, disciples de Maître Deshimaru : André et Claire Meissner.

Il est dirigé par des disciples de Philippe Coupey et il est ouvert à tous les pratiquants.

Le Dojo Bouddhiste Zen de Lyon est une association loi 1901, affilié à l'Association Zen Internationale et déclarée en Préfecture du Rhône.

Contact

Zazen la pratique la plus simple au monde

Vivre avec tonus au quotidien, c’est être éveillé ! C’est pour cela que la pratique de zazen, c’est pour la vie, sans commencement ni fin. C’est pour la vie, car la pratique n’est pas cérébrale mais corporelle.

Évidemment, le comportement du corps influence totalement la pensée. C’est avec le corps qu’on vit et qu’on meurt. On pourrait dire que la posture de zazen, c’est la chose la plus simple au monde : on ne se sert pas de sa bouche, on ne se sert pas de ses yeux, on ne se sert pas de son nez, on ne se sert pas de ses mains, on ne se sert pas de ses jambes. On ne fait rien et on ne bouge même pas !

C’est la pratique la plus facile, et en même temps la plus difficile : dépasser les tensions douloureuses, dompter l’esprit, être simplement là. Et ce qui est difficile, c’est que pratiquer n’apporte rien. D’un côté c’est vrai, et d’un autre côté ce n’est pas vrai, car on ne peut imaginer le plus grand mérite qu’on obtient. Car cela n’a rien à voir avec l’imagination.

Si cette pratique paraît aussi difficile, c’est qu’elle est contraire à l’éducation qu’on a reçue et à l’information que nous recevons tout le temps : pour avancer, pour réussir, pour obtenir, pour gagner, il faut suivre ses pensées, développer sa personnalité.

Mais, c’est seulement avec l’abandon de son petit soi (le laisser passer), que l’on n’a plus besoin d’avancer, de gagner, on est déjà en haut de la montagne. C’est ça la pratique de notre école. On y est déjà, il faut seulement le réaliser, concrètement, inconsciemment, par le corps.

Philippe Rei Ryu Coupey